La forteresse impossible – Jason Rekulak

La forteresse impossible – Jason Rekulak

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La forteresse impossible

A Wetbridge, l’Aisselle du New Jersey, Billy et ses amis Alf et Clark coulent des jours heureux. Ils passent leurs soirées ensemble à regarder la télé en buvant des litres de milkshake, se lancent dans d’interminables parties de Monopoly ou des débats existentiels (de Springsteen ou Billy Joel, qui l’emporterait dans une bagarre ?). Tout ça quand ils ne jouent pas au jeu de strip poker développé par Billy sur son ordinateur. Mais voilà qu’un jour de mai 1987, Vanna White, la sublimissime animatrice de La Roue de la fortune, fait la une de Playboy. Dès lors, tout va changer. Pour les trois garçons désespérément inexpérimentés en matière de femmes, se procurer la revue devient une priorité. Or, dans l’Amérique puritaine de Reagan, quel commerçant se risquerait à vendre un magazine érotique à des gamins de quatorze ans ? Alors que les amis mettent au point un plan pour le voler, ils rencontrent Mary, la fille du seul – et irascible – kiosquier de la ville. Passionnée comme Billy d’informatique, elle sympathise avec ce dernier et lui propose de l’aider à développer son propre jeu vidéo. De leur côté, Alf et Clark se disent qu’ils pourraient tirer profit de cette complicité pour parvenir à leurs fins…

Coup de coeur!
Premier roman de cet auteur et une très belle réussite.
Certes, le thème n’est pas neuf mais superbement bien exploité. C’est avec grand plaisir que le lecteur suit cette bande de copains adolescents dans leur quotidien d’une petite ville de banlieue, leur amitié, leurs plans saugrenus et leurs premiers émois. Le personnage central – le narrateur – de ce trio est Billy, un féru d’informatique qui se destine à concevoir des jeux vidéos et, pour se faire, sera amené à côtoyer Mary.
L’action se situe à la fin des années ’80, le récit étant truffé de références à cette époque – références informatiques (vive le Commodore 64), musicales, cinématographiques et séries-télé.
Tel le récit de Lize Spit (« Débâcle »), le héros principal va vivre un réel parcours initiatique, quittant progressivement le monde de l’enfance pour celui du jeune adulte, quittant l’insouciance pour une prise de conscience du sens des réalités et des responsabilités. Par contre, contrairement à Spit, Rekulak ne verse absolument pas dans le glauque, tout le contraire! Le récit n’en devient pas pour autant mièvre, il reste juste « bon enfant » et c’est ce qui en fait, à mes yeux, sa grande qualité.
Seul bémol: personnellement, je déplore la couverture choisie par les Editions Actes Sud – je lui préfère nettement la couverture originale.
Quoi qu’il en soit, je vous le conseille!

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