Onnuzel – Thierry Robberecht

Onnuzel – Thierry Robberecht

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onnuzel

Onnuzel, c’est un gamin de huit ans. Il vit dans le Molenbeek des golden sixties avec sa mère et sa petite sœur. Onnuzel ne comprend rien au monde, mais il se pose beaucoup de questions, du genre : où est mon père ? pourquoi il est parti ?

Je remercie les Editions Weyrich – via la Masse Critique de Babelio – de m’avoir fait parvenir cet ouvrage.
Livre de bruxellois pour lecteur / lectrice bruxellois(e). L’Onnuzel est donc cet enfant de 8 ans qui ne comprend rien au monde et qui ne comprenant rien au entendu, comment voulez-vous qu’il comprenne un sous-entendu (page 102)?
Je conçois parfaitement que la collection « Plumes du Coq » ait pour vocation de défendre l’identité « Wallonie-Bruxelles » mais, néanmoins, je reste perplexe quant à la non-accessibilité de ce livre (un lexique aurait, sans nul doute, facilité la lecture pour un non-bruxellois). Personnellement, étant bruxelloise d’origine, j’en ai compris chaque mot… mais combien sont / seront dans mon cas?
L’histoire de cet enfant, élevé par une mère désarmée depuis l’abandon du domicile par le père, est une ode à la déprime. Leur quotidien est d’un ennui morte, une répétition à l’infini de journées identique, à peine égayées de visites chez Bobonne et Bonpapa. Un enfant sans repère et sans père qui peine à se créer une identité sous la coulpe / le joug de cette mère qui régente sa vie et lui insuffle un air gorgé de pessimisme et de fatalisme, sans l’once d’un sentiment.
Bref, un très bon livre intimiste pour les bruxellois… à ne pas entamer un soir de cafard.