A fleur de chair – Chloé Saffy

A fleur de chair – Chloé Saffy




Delphine est l’épouse d’Antoine depuis presque dix ans. Ce couple de la bourgeoisie bordelaise suit son existence sans heurt, à l’exception d’un détail : Antoine mène une double vie dans laquelle il laisse libre cours à son appétence BDSM. Delphine le sait et accepte cet arrangement, à condition de ne rien connaître de ce qui s’y passe. Un jour pourtant, elle découvre la malle cachée par son mari. À l’intérieur, des instruments, des accessoires, mais également une série de lettres. Les lettres d’une soumise, qui décrivent précisément leurs rendez-vous. D’abord révulsée par la teneur de cette lecture clandestine, Delphine finit par être prise dans un engrenage vertigineux : le besoin de savoir, malgré la honte et la culpabilité, pourquoi cette femme accepte chacune des  » épreuves  » auxquelles Antoine la soumet mois après mois, dans une dévotion toujours grandissante. Jusqu’où iront la reddition sexuelle de l’une et l’intégrité de l’autre ?

Le bandeau du livre mentionnait : « Ce roman, si érotique et si excitant soit-il, est bien plus que cela : c’est un roman sur le couple, un roman sur l’amour, un roman sur la jalousie, un roman sur la sexualité et l’émancipation féminine » signé Sarah Chiche (dont j’avais adoré Saturne).
Et Sarah Chiche résume, en effet, admirablement le roman de Chloé Saffy.
C’est l’histoire d’un couple de bourgeois bordelais, Antoine et Delphine, qui mènent des vies apparemment bien rangées – à un détail près: Delphine accepte qu’Antoine assouvisse ses désirs BDSM mais ne désire rien savoir de ce pan de sa vie.
Sauf qu’Antoine garde tous ses accessoires et jouets dans une malle, non verrouillée et, qu’un jour, évidemment, Delphine ne peut résister au désir de l’ouvrir… cette malle se transforme-t’elle alors en boîte de Pandore?
Je ne désire pas en révéler plus quant à l’histoire, ni sa construction, cela gâcherait, sans nul doute, la lecture.
Ce livre suscite, en effet, de multiples questionnements :
– Delphine se demande comment Antoine peut-il ainsi se transformer en un être diamétralement différent de celui qu’il est en sa présence?
– comment les partenaires d’Antoine peuvent accepter le rôle de dominées, ce qui en BDSM revient, bien souvent, à accepter la soumission, la contrainte, l’humiliation, etc.
– ou alors, est-ce Delphine la coupable, celle qui autorise son mari à vivre sa double vie? Ou encore Delphine devient-elle coupable à partir du moment où sa curiosité lui fait ouvrir la malle d’Antoine?
– doit-on se contenter de sexe vanille au quotidien afin de se conformer à son milieu social?
– etc.
Un roman érotique qui alterne les scènes de sexe, très bien écrites – même si le BDSM n’est absolument pas ma tasse de thé (que ce soit dominante ou dominée! lol) – et les passages plus introspectifs laissant la place à une réelle réflexion de la part de Delphine sur sa vie de femme, de mère et d’épouse.
La plume est intelligente et les phrases bien construites – bref, un roman érotique intellectuel.
Personnellement, j’ignorais complètement que la librairie La Musardine (Paris, XIème) était également une maison d’édition – raison de plus pour y faire un tour lors d’une escapade dans la capitale française.
Enfin, ce roman et son auteur proposent également une Playlist très sympa sur Spotify – là, comme d’habitude, je ne comprends pas pourquoi celle-ci n’est jamais mentionnée en début de lecture… LOL

Cet article, publié dans Lecture, est tagué , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s